Pendant vingt ans, le jeu était d'apparaître dans les premiers résultats de Google. Aujourd'hui, une part croissante des recherches se termine par une réponse générée par une IA : l'utilisateur pose sa question à ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Claude, et reçoit une synthèse avec quelques marques citées souvent sans jamais visiter un site.
Dans ce nouveau monde, la question n'est plus seulement « êtes-vous bien positionné sur Google ? » mais « quand une IA parle de votre secteur, cite-t-elle votre marque, ou celle de vos concurrents ? ». C'est tout l'enjeu du GEO : Generative Engine Optimization.
Le GEO (Generative Engine Optimization) regroupe les techniques qui permettent à une marque d'être comprise, citée et recommandée par les moteurs d'IA générative : ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et les Aperçus IA de Google. Là où le SEO vise la position, le GEO vise la citation. Rendre cela pilotable, c'est le métier d'un consultant GEO.
Le basculement est mesuré : près d'un Français sur deux utilise déjà l'IA pour effectuer des recherches (Ipsos, cité par France Num), Gartner anticipe une baisse de 25 % du volume de requêtes sur les moteurs classiques d'ici fin 2026, et ChatGPT cite six fois plus de sources web qu'il y a un an, de 0,9 % à 5,9 % des réponses entre le printemps et octobre 2025 (Similarweb). La fenêtre est ouverte : peu de marques travaillent ce terrain, celles qui s'y installent maintenant prennent la place.